Copacabana – Lac Titicaca – Isla del Sol

Copacabana – Lac Titicaca – Isla del Sol

Je suis arrivée à Copacabana le jeudi avant Pâques et tout était encore calme. Il faut savoir que pendant le week-end de Pâques, un grand nombre de Boliviens marchent jusqu’à Copacabana pour aller saluer la fameuse vierge qui se trouve là-bas. Des connaissances m’avaient d’ailleurs proposé de faire avec eux le pèlerinage depuis La Paz, mais le deal était de marcher non-stop les premières 24 heures… Ça m’a un peu refroidie, d’autant plus que j’aurais dû le faire avec mon gros backpack.

J’y suis donc allé en bus et j’ai pu constater par ma fenêtre, bien assise dans mon siège, que beaucoup de Boliviens entreprennent effectivement cette longue marche. Le trajet dure environ 4 heures – en bus, on s’entend – et un moment donné il faut descendre du véhicule pour passer un point d’eau. Je conseille vivement de descendre d’ailleurs, car quand on voit la vieille barque en bois sur laquelle est amené le bus, on a pas envie d’y rester.

Copacabana

39Arrivée à Copacabana, j’ai dormi dans un hostel sympa, mais dont l’organisation laisse à désirer (grand point faible de Copacabana en général). Sachant que j’y allais un week-end particulier, j’ai décidé de réserver une chambre à l’avance en dortoir. Arrivée sur place, ils m’ont annoncé qu’il n’avait pas de dortoir du tout… Bon bon bon. J’ai négocié une chambre double que j’ai fini par partager avec une Péruvienne tout à fait sympathique. Pas si pire.

Copacabana ce n’est pas très grand et plutôt sympa. Il y a des stands, des échoppes, des restaurants touristiques qui proposent quasiment tous de la truite (fraîche) et dont certains donnent directement sur le Titicaca. En fin de journée, on peut manger sur une terrasse avec le coucher de soleil sur le lac. Canon.

Isla del Sol

Le lendemain, je suis partie direction Isla del Sol. Pour se faire, il faut prendre un bateau dont on peut acheter le ticket directement au port. Plusieurs options sont disponibles : aller directement au sud de l’Isla del Sol, directement au nord ou passer par l’Isla de la Luna avant d’aller au sud.

J’ai choisi l’option de passer par l’Isla de la Luna et j’ai également laissé mon gros sac à l’agence qui m’a vendu le ticket. L’Isla de la Luna est une jolie petite île avec des vestiges d’une construction Inca qui était réservée aux femmes – si j’ai bien compris -. Par contre, et il faut s’y habituer, l’entrée est payante, 10 bolivianos (1.40CHF/1.29€). Seul hic, c’est que le chauffeur du13 bateau ne laisse qu’une heure aux touristes et autres curieux pour visiter, ce qui ne laisse juste pas le temps de monter en haut de la colline pour voir à quoi ressemble l’autre façade de l’île. Dommage.

Ensuite, le bateau est reparti direction Isla del Sol. Je vous préviens tout de suite, ce ne sont pas des flèches, ce sont des bateaux avec un vieux moteur au bout, fait que la traversée prend beaucoup de temps. Il est toutefois possible de s’installer sur le toit dudit bateau, ce qui fait qu’on peut profiter du soleil – qui tape plutôt fort sur lac –.

31Rendu à l’Isla del Sol – et après avoir payé 5 bolivianos pour entrer – il faut grimper. Je comptais y passer la nuit et n’avais pas réservé d’hostel. Il y en a directement prêt du petit port, mais des amis m’avaient conseillé de monter un peu plus haut – parce que ça monte direct, plein de marches d’escalier et tout !! -. Conseille que j’ai suivi et après un petit effort – à passé 3800 mètres c’est toujours un peu plus intense – je suis arrivée dans un petit village où il y a avait effectivement plein de petits hostels et hôtels. J’en ai trouvé un pour 30 bolivianos la nuit (moins cher que sur internet), y ai posé mes affaires et suis partie faire le tour de l’île.

Il est possible de faire l’aller et retour du sud au nord de l’île en quelques 5 heures au total, mais j’ai tellement divagué, zigzagué, flâné, que je n’ai pas pu finir le trajet avant que la nuit tombe. Premièrement, je n’ai pas emprunté le bon chemin. Je suis partie comme une grande à travers les champs qui couvre la façade Est de l’île. C’était très beau et j’ai pu y rencontré des bergers/ères bien sympathiques. Ensuite, je me suis dit « tiens, si j’allais voir de l’autre côté ? », alors j’ai remonté la pente par des petits chemins pour découvrir la vue côté Ouest – très belle cela dit en passant -. Je crois d’ailleurs y avoir aperçu le chemin de base. Mais je suis retournée sur mes pas pour continuer par les petits sentiers. J’ai fini par rejoindre à un point le chemin des touristes (je n’ai pas l’impression que les gens de l’île l’utilisent beaucoup et je crois qu’il faut payer à certains endroits) pour remonter des escaliers, redescendre, remonter, redescendre – oui, l’île est loin d’être plate –. Entre le soleil qui tapait fort, mes détours, le fait que je n’avais pas beaucoup mangé, etc, je me suis retrouvée assez vite fatiguée et j’ai réalisé que j’avais fait en deux heures et demi ce que j’étais censée faire en une heure… Calculant le temps qui me restait, il ne m’était plus possible de faire l’aller et retour avant le coucher du soleil. Damn. J’ai donc rebroussé chemin – montée, descente, montée – et suis retournée au village où j’avais élu résidence. (Le retour ne m’a pris qu’une demi-heure, grosso modo… Voilà voilà…) Par contre, je ne sais pas vraiment pourquoi – une question d’énergie du lieu selon certains – mais j’étais épuisée, HS, out. J’ai même eu le droit à une petite chute de tension le soir même. Donc en résumé, j’aurais mieux fait de prendre un ticket pour la partie nord puis de marcher jusqu’à la partie sud pour y dormir (et y trouver un logement last minute, mais je crois que ça se fait assez fréquemment).

Copacabana le retour

Le lendemain, j’ai pris le bateau du matin pour retourner à Copacabana. J’y suis arrivée vers midi et là, c’était l’effervescence. Des tentes à perte de vue sur la plage, dans les parcs, les gens qui se baignaient, dansaient, mangeaient. Les pèlerins étaient arrivés. C’était très sympathique.

Je n’ai malheureusement pas pu plus profiter du reste de ma journée – de base j’avais du temps, mon bus pour Cusco partait à 18h – car lorsque j’ai voulu récupérer mon sac, personne n’était à la petite bicoque de l’agence. Quelqu’un m’a dit : « attendez, la personne va revenir dans une demi-heure », mais quand deux heures plus tard la personne n’était toujours pas là, j’ai commencé à m’impatienter. Là, j’ai entendu dans une conversation que la personne qui avait la clef du dépôt – dans lequel mon sac m’attendait – était partie sur l’île et reviendrait à 17h45 avec le dernier bateau. Ah ! Voilà ! Connaissant la ponctualité desdits bateaux, j’ai gentiment commencé à stresser car la marge avec mon bus n’était que d’un quart d’heure. Bref, j’ai été attendre dans un café en face, un gars de l’agence s’est pointé vers 17h mais n’avait pas la clef – et avait l’air d’en avoir rien à carré – et c’est au final un monsieur d’un certain âge qui, à la vue de mon désarroi, a couru quand le foutu bateau qui transportait la personne qui avait la foutue clef est arrivé et s’est précipité pour m’ouvrir le dépôt. J’ai pu prendre mon sac, marché à toute vitesse et j’ai finalement eu mon bus ! Sacrée journée ! Je tiens cela dit à remercier ce monsieur qui a eu envers moi une gentillesse dont les autres n’ont pas su faire preuve.

Bref, après toute cette histoire, ce sont les ongles rongés et le souffle court d’avoir couru que j’ai pris mon bus, direction Cusco !

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